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6.12.11

Billi, grand amoureux de Palerme depuis 60 ans!

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de l'écrivain et journaliste Daniele Billitteri. Alors BUON COMPLEANNO e TANTI AUGURI, BILLI!!!!




Né à Palerme en 1951, Daniele Billitteri, Billi pour les intimes, a commencé sa carrière à l’âge de dix-neuf ans au feu quotidien L’Ora, avant de rejoindre le Giornale di Sicilia, principal organe de la presse locale, auquel il collabore depuis 1979.

Il a longtemps couvert la « cronaca nera », c’est-à-dire les crimes de sang et les assassinats commis par la Mafia, entre les années soixante-dix et quatre-vingts, aux pires heures de la guerre entre bandes rivales. Grand habitué des scènes de crime, il a beaucoup côtoyé les forces de police chargées de la lutte contre la criminalité organisée – une expérience qui lui a permis notamment de rédiger la biographie du commissaire Boris Giuliano, assassiné par la mafia.

Mais Billi est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés aux habitants hauts en couleurs de Palerme, dont Homo Panormitanus, grand succès de librairie vendu à 60 000 exemplaires. L’écrivain est, en effet, profondément attaché à sa ville et porte un regard humain et amusé sur les travers des Palermitains. Il vient tout juste de publier son dernier opus, Senza filo, une série de récits à la fois drôles et plein de poésie qui fleurent bon les ruelles du vieux Palerme.

Depuis 2006, il s’est également lancé dans l’écriture d’une série de polars, intitulée FBAI (qui, en italien, se lit comme l’acronyme américain FBI), abréviation de Franco Butera Amato Investigazioni, du nom de son enquêteur. Il a déjà trois volumes à son actif et rédige actuellement le quatrième.


Pour plus d'infos, visitez le site de sa maison d'édition. 
Pour lire ses livres (en italien), passez commande à la Libreria de Paris.
Et si vous souhaitez lui écrire, cliquez ici.





30.4.07

Les beaux jours de Cosa Nostra


Une histoire de la mafia depuis ses origines, loin des paillettes d’Hollywood et du mythe de l’honneur ou de la justice.

Impossible de faire l’impasse sur le sujet ! Même si d’aucuns la prétendent affaiblie, la mafia est loin d’être moribonde. L’organisation criminelle apparue en Sicile durant la seconde moitié du XIXe siècle continue de s’enrichir grassement, à grands coups d’intimidations, de corruption, d’extorsions, de violences et d’assassinats. L’ « honorable société » met même un point d’honneur à bafouer la démocratie et noyauter les plus hautes sphères de l’Etat. La combattre est donc devenu un enjeu majeur pour la survie du pays tout entier. Mais encore faut-il la connaître et la comprendre. C’est la mission que s’est fixé John Dickie, un historien et journaliste britannique qui vient de publier en France un excellent livre retraçant l’histoire de Cosa Nostra, de 1860 à nos jours. Car comme le disait le juge Giovanni Falcone assassiné en 1992, si la mafia a une histoire, alors elle a eu un début et aura une fin. L’auteur réalise ici une étude richement documentée complétée d’une analyse intelligente, le tout servi par un style efficace allié à un art consommé de la formule. Jugez plutôt : « La mafia était un secret caché en pleine lumière », « une société secrète dont le meurtre est la raison d’être », ou encore « un homme d’honneur qui a menti s’aperçoit très vite qu’il a pris un raccourci vers le bain d’acide ». Bref, un livre captivant et extrêmement fouillé qui se lit comme un roman policier et qui dresse le portrait brillant d’une mafia démystifiée, histoire de rappeler ce qu’elle est et a toujours été : « une société secrète qui recherche le pouvoir et l’argent en perpétuant l’art de tuer en toute impunité ».


Cosa Nostra, l’histoire de la mafia sicilienne de 1860 à nos jours
, de John Dickie, ed. Buchet-Chastel, Paris, 2007, 25 €